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Edito

Quand nous revolerons ! 

 

Si l’on se fixe sur les tragiques expériences dans le monde de la catastrophe du Covid-19, il est certain que le confinement va durer tout le mois d’avril et vraisembablement une bonne partie du mois de mai. Le déconfinement sera aussi très lent et progressif, par tiroirs, avec des mesures de distanciations sociales dans durée et des stratégies d’accueil du public particulières. 

Depuis le début de cette période de confinement, la Fédération considère qu’aucun vol ne doit être entrepris qu’il s’agisse de loisir ou d’instruction, de clubs ou de sociétés affiliés.

La Fédération Française Aéronautique (FFA) a obtenu des autorités la semaine dernière une attestation de participation à des missions d’intérêt général, dans un souci d’égalité et de cohérence, nous avons obtenu une attestation spécifique à l’ULM. Nous vous invitons à utiliser cet outil juridique avec beaucoup de précautions et de mesures. Il est valable pour les clubs. Nos sociétés affiliées ont déjà la possibilité de telles mesures dans le cadre général du décret du 23 mars 2020. Tout repose sur la responsabilité des présidents de club ou des gérants de société. Pour les propriétaires privés, nous les invitons à se tourner vers des clubs ou des sociétés. Nous insistons sur le fait qu’il n’y a aucune urgence et que tout cela doit rester exceptionnel dans une période où la notion d’intérêt général et le civisme de chacun sont essentiels. Sur un plan purement technique, nos machines peuvent très bien rester immobilisées durant de très longues semaines.  

Dans un souci de clarté dans une période compliquée, nous avons élaboré un Mémento Covid-19 qui sera réactualisé. Vous avez ci-dessous les exemples d’attestation de participation à des missions d’intérêt général de certaines DSAC qui seront complétées au fur et à mesure. Si vous avez un doute sur le cadre de l’application de ce texte, nous vous invitons à contacter la Fédération.

Malgré nos demandes, nous n’avons toujours pas de réponses précises sur les dérogations de titre pour les non-professionnels en aviation générale. Comme l’Agence Européenne et la DGAC ont statué sur les professionnels pour une durée de quatre mois reconductible quatre mois, il serait logique que la dérogation se cale sur le même report a minima. Pas d’inquiétude à court terme donc. Il serait souhaitable dans les semaines à venir tant au niveau des Fédérations Aéronautiques que de la DGAC que l’on privilégie des décisions simples, communes et concertées.

L’objectif principal est de préparer la remise en vol qui aura lieu de manière homéopathique quand le feu vert nous sera donné. Pour encourager l’ensemble des pilotes à retrouver les fondamentaux auprès de nos instructeurs, la Fédération a décidé de porter l’aide d’une Remise en Vol (REV) de 40 euros à 60 euros. L’application a encore été simplifiée. Vous pouvez vous inscrire si ce n’est pas encore le cas. Nous mettrons de gros moyens pour assurer la qualité de cette reprise. 

D’ici là soyons très attentifs en étant collectivement exemplaires. Plus que jamais, les incartades individualistes sur le non-respect des règles auront des effets sur l’ensemble. Il faudra aussi intégrer que l’opinion publique s’acclimate très bien de certains effets positifs sur l’environnement de cette période hors-norme. Nous devrons donc être particulièrement sensibles à cette exigence dans l’utilisation de nos machines qui ont pour eux de nombreux atouts : la légèreté, la modernité de nos motorisations, par rapport à l’aviation classique l’accessibilité et un état d’esprit résolument « fun » venant de la culture du vol libre.

Mais allons-y étape par étape, semaine par semaine. La Fédération poursuit son travail de contact et d’accompagnement de nos structures. Petite précision toujours utile, c’est bien la FFPLUM qui soutient, défend, promeut notre activité même si nos ULM profitent à tous.

Prenez soin de vous et de vos proches ! 

 

 

Sébastien Perrot

Président de la FFPLUM

 

icone pdfMémento Covid-19

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Nord

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Ouest 

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Centre-Est 

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Nord-Est 

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Sud-Est 

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Sud-Ouest 

icone pdfAttestation de participation à une mission d'intérêt général signé par la DSAC Sud 

 


 

Comme si...

 

L’Assemblée Générale de la Fédération aurait dû se tenir ce samedi au siège de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Je remercie les personnels de la DGAC et les salariés de notre Fédération qui ont préparé en amont ce moment fort de notre mouvement. Il est bien sûr reporté. Nous prévoyons de tenir l’Assemblée Générale le samedi 29 août en fin d’après-midi à l’occasion du salon ULM de Blois et d’y faire une grande fête à l’issue. Tout cela sous réserve bien sûr de l’évolution de la crise actuelle. 

Les cartes murales, les affiches, supports destinés aux clubs et sociétés affiliées vous seront distribués plus tard. Le siège physique de la Fédération a été mis en sommeil mais n’est pas à l’arrêt. L’équipe et les salariés travaillent au quotidien et à distance sur l’ensemble des chantiers en cours.

Nous ne recevons ni n’envoyons plus de courrier papier pour l’instant. L’ensemble des salariés sont désormais en télétravail. J’ai souhaité que toutes les structures de la Fédération soient contactées par le siège pour faire le point. Ce sera bientôt le cas pour tout le monde. 

Nous connaissons tous dans cette période les possibilités et les limites du travail à distance. Rien ne vaut l’échange et la présence physique, à fortiori pour une Assemblée Générale. J’ai cependant tenu à ce que vous ayez les éléments financiers de la Fédération et je tiens à faire synthétiquement un point d’étape « Comme si » nous commencions une Assemblée Générale autour de trois questions : Quels objectifs ? Quelle équipe ? Quel tempo ?

 

Quels objectifs ? 

Vous avez certainement reçu le dernier exemplaire ULM-Info (disponible ici), dans lequel le programme des travaux 2020 est exposé : 

  • Préparation de la délégation du théorique ULM pour une mise en œuvre début 2021
  • Préparation du Mondial de l’ULM à Blois en 2021
  • Championnat du monde de paramoteur en région parisienne
  • Nouvelle dynamique de la création de l’Agence Nationale du Sport qui va nous permettre de développer avec des moyens plus adaptés notre activité sur l’ensemble du territoire

Ce ne sont là que les priorités du moment qui ne doivent pas faire oublier toutes les actions entreprises depuis trois ans dont vous pouvez trouver un résumé s’agissant de la sécurité et la formation dans l’édito « La sécurité des vols, la formation et la lutte des classes ». Nous avons aussi voulu répondre à certaines interrogations, ou polémiques en espérant répondre arguments pour arguments, actions par actions (« La Fédération roule pour ses licenciés ! »). Toute cette politique a été engagée à partir du programme de « Générations ULM » qui a été réactualisée depuis trois ans devant chaque Assemblée Générale qui ont été des moments de partage constructif. 

Petite nouveauté supplémentaire pour 2020 dont nous avions parlé l’année passée. Nous souhaitons créer des bases ULM fédérales dans les régions où l’accès à la pratique et l’évolution du foncier sont problématiques. À l’image de ce que font les fédérations de moto, de vol libre, de modélisme. Nous en ferons voter le principe lors de notre « véritable » AG. 

Si nous devions résumer en une phrase l’ensemble de ceque nous faisons depuis trois ans, nous pourrions dire que la formidable dynamique du mouvement ULM n’a pas été accompagnée par les moyens humains et financiers qui permettent d’encadrer notre pratique dans la durée, notamment en accompagnant nos instructeurs et nos responsables de structures. C’est ce travail de fond que nous avons entrepris. Sans se comparer aux autres, en développant notre propre voie, en refondant nos relations avec nos principaux partenaires (ministère des Sports, ministère de la Transition Ecologique et DGAC, assurances) en en créant de nouveaux ENAC, et bientôt Marine Nationale (« Les marins du ciel »). 

 

Quelle équipe ? 

Ses objectifs ne peuvent être atteints qu’avec une belle équipe dont je suis très fier. Équipe des salariés, équipe des élus, des supports de tous ceux qui souhaitent s’associer à ses objectifs. Vous trouverez un organigramme actualisé ici. Vous êtes les bienvenus si vous souhaitez vous associer au travail entrepris. Je tiens à ce que l’équipe s’élargisse toujours plus autour des pôles et à ce qu’elle se renouvelle aussi périodiquement. S’il fallait nommer, alors je tiens tout particulièrement à remercier deux jeunes élus du Comité Directeur Julien Tourbez en charge de l’informatique et Océane Guinard qui anime avec Marie-Françoise Vallée Dubus, la super équipe des jeunes aux compétences très variées : élargir et rajeunir en se basant sur l’expérience de ceux qui ont plus d’expérience, voilà l’équation ! 

 

Quel tempo ? 

Pour ceux qui suivent de loin l’activité de la vie des Fédérations, calée sur les Olympiades, nous sommes dans la dernière année d’une mandature de quatre ans. Cette année sera évidemment très particulière mais il faut toujours préparer la suite en ayant la conscience du temps qui passe vite, y compris dans les moments difficiles. Àcourt terme, il nous faudra préparer au mieux la reprise. À long terme, il faudra certainement repenser les grands cadres de fonctionnement de l’aviation traditionnelle. Nous avons pour cela de formidables atouts. 

En 2020, si nous regardons les indicateurs, ils sont bons : augmentation du nombre le licenciés (plus de 500), bonne tendance de la sécurité des vols (à inscrire dans la durée), dynamique financière à l’équilibre dans un contexte de forts investissements. 

Nous communiquerons désormais chaque semaine par le biais de la lettre d’information. 

 

Portez-vous bien ainsi que vos proches ! 

Courage à vous tous. On fera de belles fêtes après. 

 

Sébastien Perrot

Président de la FFPLUM

 

Veuillez trouver un extrait de projet du rapport financier de l’année 2019 en cliquant ici. 

 


 

Optimistes !

 

 

Pascal écrit dans les Pensées :

« Quand je m’y suis mis quelquefois à considérer les diverses agitations des hommes et des périls (…) d’où naissent tant de querelles, de passions, d’entreprises hardies et souvent mauvaises, etc., j’ai dit souvent que tout le malheur des hommes vient d’une seule chose, qui est de ne savoir pas demeurer en repos dans une chambre. Un homme qui a assez de bien pour vivre, s’il savait demeurer chez soi avec plaisir, n’en sortirait pas pour aller sur la mer ou le siège d’une place. »

Pour des pilotes, instructeurs, dirigeants, tournés vers la nature et les sports mécaniques, souvent passionnés de mer et de montagne, engagés dans la vie sociale, animés par le goût de transmettre et celui des projets, c’est donc une véritable révolution mentale que de se retrouver confinés.

La fébrilité des réseaux sociaux, la difficulté du travail à distance, l’exiguïté des cellules familiales, la perte des relais d’existence les plus élémentaires ne facilitent pas les choses. C’est pourtant, plus que jamais, grâce à notre civisme et au soutien des services de secours et de toutes les professions de santé que nous dépasserons cette exceptionnelle crise, qui n’est pas une guerre au sens classique du terme.

Il va donc de soi, même si la communication des autorités peut sembler flottante, que les vols, même à titre purement privé, même au-dessus de chez soi, ne doivent pas être entrepris. La Fédération ne fait pas la règlementation, et ce n’est pas à nous de dire que les vols VFR sont interdits. Un accident mortel, indument associé à un ULM par certains médias (nous avons fait démentir) a mobilisé 28 pompiers. Que dire de plus ? 

Il va également de soi que toutes les butées calendaires, administratives, les examens et réactualisations qui concernent les ULM devront être reportés. Il est vraisemblable que les ordonnances à venir clarifieront ce point qui concerne toutes les administrations. 

Il va également encore de soi, que cette crise affectera profondément les moyens consacrés à des activités sportives et de loisir. Mais ce serait un mauvais choix que de vouloir les sacrifier dès à présent. L’aviation a toujours fait rêver, c’est une expérience sensationnelle. Les jeunes auront besoin plus que jamais d’activités pleines de sens, de sport, de culture, plutôt que de sociabilités virtuelles creuses ou d’espace numérique de travail aseptisé.

Malgré ce bouleversement exceptionnel, il faut rester optimiste, car la science, qui est « sans frontière » (comme l’aviation) viendra à bout de cette pandémie. Il faut être optimiste aussi car notre humanité sortira certainement renforcée de cette douloureuse épreuve.

Il faut donc préparer la sortie de crise. La Fédération reste à votre service, le siège s’est adapté pour travailler normalement. Nous avons mis en place une cellule de suivi COVID-19 qui accompagne les organisateurs d’évènement, les clubs et les sociétés affiliés. Le bureau directeur se réunit chaque semaine (à distance). Les élus et responsables sont à votre écoute. Il va falloir résister dans la durée, c’est un marathon pas un cent mètres. Nous communiquerons chaque semaine par le biais de la lettre d’information.

Toutes les initiatives ou idées qui pourraient aider collectivement seront les bienvenues. Le jeu « perso » n’est pas d’actualité, de même que les problèmes accessoires.

Prenez soin de vos proches et de vous-même.

 

Sébastien Perrot

Président de la FFPLUM

 

 


 

Report de l'Assemblée Générale de la Fédération Française d'ULM 2020

 

Les circonstances exceptionnelles de la crise du Covid-19 nous obligent et nous permettent - légalement - de reporter l’Assemblée Générale de la Fédération qui était prévue le samedi 28 mars dans les locaux de la DGAC. Nous envisageons de la tenir en septembre et vous informerons dès que possible, en fonction des évolutions de la pandémie, des nouvelles modalités de sa tenue. 

Le rapport moral et le rapport financier seront publiés le 28 mars avec tous les éléments qui devaient documenter cette Assemblée Générale non élective.

Il nous faut relayer et prendre en compte dans la vie de nos clubs et de nos sociétés affiliées, les gestes barrières et les règles d’hygiène qui sont déterminants pour contenir le virus tout en maintenant nos activités normalement autant que possible. 

Notre activité de « plein air » est moins impactée que des pratiques sportives plus confinées ou tournées vers des manifestations grand public avec des enjeux financiers importants. Le secteur aérien est cependant directement touché de manière spectaculaire. Cela aura des effets indirects sur toutes les composantes de l’aéronautique.

Nous devons rester solidaires et unis. C’est le civisme et l’esprit de responsabilité de chacun qui nous permettront de retrouver au plus vite une vie sociale normale.

Bons vols à toutes et à tous.

 

Sébastien Perrot

Président de la Fédération Française d’ULM

 

Retrouvez ci-dessous l'affiche des gestes barrières éditée par le gouvernement :

https://www.gouvernement.fr/sites/default/files/contenu/piece-jointe/2020/03/coronavirus_gestes_barierre_spf.pdf

coronavirus

 


La Fédération roule pour ses licenciés !

Réponse à l’édito d’ULMaG « Pour qui roule la Fédération ? »
https://www.ulmag.fr/index.php?lire=edito/edito_aff.php

Cher Miguel,

Dans ton édito du mois de novembre, tu interpelles le lecteur en te demandant « pour qui roule la Fédération ? ». Tu rends compte de la réunion de l’association des « Vieux Deb’s » qui a eu lieu au mois de novembre, sur le thème « Où va la Fédération ? ». Cette réunion a réuni environ vingt personnes dont cinq personnes de la Fédération et non pas deux (deux élus du Comité directeur, un DTN, deux représentants des Comités régionaux). Elle a donné lieu à un compte-rendu largement partial de l’association dont tu relaies les éléments de langage. Peut-être est-il temps de rétablir un peu les choses ?

ULM-avions et règlementation

Dans les sujets abordés pêle-mêle, tu parles de la nouvelle règlementation de juillet 2018. Je ne souhaite pas revenir de manière allusive sur un sujet aussi compliqué qui a fait couler beaucoup d’encre, mais je mets au défi quiconque de montrer que cette règlementation porte atteinte à nos libertés ou pénalise une pratique. En faisant le tour de l’environnement règlementaire européen, on réalise à quel point nous avons de la chance d’avoir préservé et favorisé ce cadre. Nous avons réussi en deux ans à pérenniser notre règlementation. L’élection de la France à la tête de l’EMF est le signe de cette nouvelle influence. Que cela plaise ou non, cette règlementation est très largement acceptée, pragmatique et préserve l’essentiel. Elle pourra encore évoluer en allant vers plus de simplification.

Sur la tendance « ULM-avions », il faut d’abord reconnaître qu’elle ne date pas de juillet. Les couvertures de magazines et les dernières années du salon ULM de Blois ne sont pas représentatives des machines présentes dans nos hangars. Nous avons 30 % de paramoteurs qui nourrissent toutes les pratiques, un marché de l’occasion dynamique, et des machines neuves qui restent accessibles si on le souhaite, le marché dépend à la fois  des clients et de ce qu’on leur montre. La leçon de notre expérience européenne montre que partout où on a divisé les classes, la dynamique est négative. Là encore on ne peut pas en trois lignes développer cette remarque. Mais je suis confiant sur le fait qu’ULMaG prendra aussi ses informations auprès de la Fédération, a fortiori quand elle est mise en cause. Les avis de chacun seront éclairés et contradictoires.

Sur la sécurité des vols, on verra la tendance dans la durée mais nos principes sont simples : pas de fatalité, pas de règlementation supplémentaire. Évitons les raccourcis et les «Y’a ka fau kon » du bar de l’escadrille. L’équation « ULM-avions » = « nouvelle règlementation »  = « accidents » est inexacte. A contrario comment expliquer qu’il y avait parfois plus de 30 morts par an il y a 20 ans ? S’il y a un sujet qui demande du recul, la tête froide et un travail collégial, c’est bien celui-là. S'il y a un sujet qui a mobilisé de l’énergie et des moyens depuis deux ans, c’est celui-ci. Un exemple : Remise en Vol (REV) en 2018 : 180 vols, REV en 2019 : 600. La DGAC a accepté d’entreprendre (avec le BEA et avec nous) une étude sur « 20 ans de sécurité ULM ». Personne n’a la science infuse. Nos tendances récentes sont bonnes et ce n’est pas que le hasard. On en reparlera, mais sans raccourci.

Le médical

S’agissant du médical, je crois qu’ULMaG a parfaitement compris la politique fédérale. La visite de non contre-indication à la première prise de licence est déjà ancienne et bien acceptée. La mise en place du QM Sport début 2019 a dérouté certains de manière légitime. Mais ceux qui ont compris la philosophie de ce questionnaire ont saisi que non seulement il ne portait pas atteinte à nos libertés mais qu’il était aussi intelligemment fait. Il permet de manière cohérente de nous protéger de la visite médicale aéronautique. Si nous n’avions pas cette approche du ministère des Sports, il y a longtemps que notre système aurait changé, y compris d’ailleurs pour ceux qui plastronnent en dehors du cadre fédéral et qui n’ont jamais rien fait pour préserver nos libertés. Là encore regardons en Europe ce qui s’est passé.

C’est une erreur d’associer le ministère des Sports à la seule compétition. La formation, la santé, le développement de la pratique et des terrains sont des enjeux essentiels. Le sujet est délicat et il a demandé beaucoup de travail collectif depuis deux ans. Cela permet de construire une relation forte dans le cadre de la refonte du mouvement sportif. Pour tenir compte des remarques de certains sur le questionnaire, nous avons simplifié au maximum l’attestation lors de la prise de licence pour saison à venir. Depuis un an, un ulmiste passionné compagnon fidèle de notre histoire commune est très actif sur ce sujet. Malgré des heures d’explication, il n’est pas convaincu et très éruptif sur la toile. C’est ainsi. Il n’a jamais mis en cause en revanche la qualité du travail que nous faisons depuis deux ans.

La radio

Dans l’édito, ULMaG fait aussi référence à la « soumission » de la Fédération à l’autorité, notamment. C’est bien d’être aussi nuancé. Mais c’est tout faux. L’édito du mois d’octobre fait référence au texte radio paru au mois de juillet. Ce texte est une totale erreur de casting, totalement imprévu, y compris par la majorité des services de la DGAC. Le parfait exemple de ce qu’il ne faut pas faire, pas de préparation en amont, plein d’incohérences dans l’application. La Fédération l’a dit. Que fait-elle ? Nous attendons les textes du nouveau théorique ULM pour le début du printemps 2020 qui redéfiniront par les bases des compétences radio. Le texte paru s’inscrivait dans la démarche d’accès des ULM aux terrains contrôles, sujets anciens qui a fini par se perdre dans le temps. Entre-temps, il suffit de contacter la Fédération en cas de situation choquante, bancale ou incompréhensible. C’est un peu grossier et facile de parler de soumission. Le monde n’est heureusement pas aussi binaire. Il faut écouter, comprendre, négocier, proposer, rendre compte. Cela demande du temps, parfois des conflits violents, mais toujours du respect. Ce n’est donc pas un rapport de domination qui structure les relations avec la DGAC mais de partenariat lucide. Ne pas voir aussi la chance que nous avons en Europe d’avoir une telle administration, c’est un aveuglement d’enfants gâtés. Aveuglement historique car c’est bien la DGAC qui a rendu possible l’ULM depuis l’origine.

Le manque de démocratie

ULMaG évoque l’éloignement du Comité directeur par rapport aux Comités régionaux. C’est très drôle. Nous avons décidé il y a deux ans d’associer étroitement les Comités régionaux à la gouvernance de la Fédération à travers notamment un grand Comité directeur commun à côté des réunions classiques de Comités régionaux et des Comités directeurs ainsi que des réunions de bureau mensuelles qui n’existaient pas dans les temps précédents. Le dernier grand comité a eu lieu il y a quinze jours, unanimement apprécié de tous par la qualité des travaux et les choix effectués.

Il y a en effet un président de Comité régional, qui passe son temps à savonner notre travail dans un style bien à lui, c’est un docteur ès zizanie. Je suis confiant dans la durée, plus personne ne l’écoute. La toile est son exutoire.

Certains parlent de la démocratie à tour de bras mais au moment de compter, il y n’a plus personne ! ll ne suffit pas de se mousser le créateur derrière un écran ou de parler fort devant la moitié d’un autocar, en disant certains clubs « ici ou là », ou « de plus en plus » pour modifier la réalité des choses, en prenant une rigole pour un tsunami. Les élections sont régulières, les rapports moraux sont votés à plus de 90 %, les nombreuses structures présentes posent des questions et nous répondons. Certains se présentent. D’autres sont élus. Sur les 20 élus du Comité directeur, il y a 6 femmes et 2 élus de moins de trente ans. Toute cette année 2019, il y a eu de nombreuses réunions instructeurs, dirigeants de club, comités. Où sont les divisions ? Ça débat, ça discute mais les échos sont largement positifs, ou alors c’est vraiment « Tintin chez les Soviets » dans plein de coins de France avec une écrasante majorité de licenciés endormie par la parole fédérale narcotique.

Ce serait pas mal aussi de changer la vieille rengaine démagogique sur la base et le sommet, le pays réel et le pays légal, la France d’en bas et celle d’en haut. On veut bien sacrifier son temps et son énergie sur plein de sujets mais nous n’aurions pas autant de soutien et une telle dynamique si nous n’étions qu’une équipe de « traîtres » arrogants et prétentieux. J’ai pour principe de pas faire d’attaque personnelle mais d’essayer de rassembler des équipes autour de projets largement partagés. Cela s’appelle Fédérer. Cela demande pas mal d’énergie. Je n’aime pas la gouvernance à la testostérone, ni les polémiques stériles qui ne mènent nulle part.

On a le droit de ne pas être d’accord bien sûr mais il faut s’imposer quelques petites règles simples : ne pas mettre en cause sans s’informer auprès des principaux intéressés ; ne pas tomber dans la facilité parfois blessante ; accepter les règles de la vie démocratique qui s’appliquent aux fédérations.

J’apprécie ULMaG depuis longtemps et si je prends le temps de répondre, c’est que j’y suis attaché à une époque où la presse aéronautique évolue beaucoup, où les réseaux sociaux accordent plus d’importance à la vidéo d’un chat qui tombe dans une piscine qu’à l’écoute de principes simples largement partagés, de manière publique et respectueux de la différence.

L’air du temps aime l’information facile, les biais de confirmation où l’on n’écoute que ceux qui pensent déjà comme vous. En titrant « Pour qui roule la Fédération ? », on sous-entend que nous serions vendus, mais à qui ? à la DGAC ? C’est mal connaître nos relations. À l’argent ? On a le droit de rire. À l’avion ? Parlez-en librement au président de la FFA, qui est aussi un ami, mais avec qui nous avons des relations franches. À qui encore pourrions-nous être vendus ? La CIA ? Le grand capital ? Les Illuminati ? Le soupçon paranoïde stimule toujours l’imaginaire, il est rare qu’il fasse avancer les choses. En revanche quand on connaît un peu les tenants et les aboutissants de notre mouvement, certaines postures ne manquent pas d’ironie.

Évitons aussi les grosses ficelles sur le « canal historique » gardien du temple. L’expression devrait faire réfléchir, pour ceux qui ont le sens de l’histoire. L’histoire de l’ULM appartient à tout le monde. C’est un peu dommage de capter cet héritage dans une approche sectaire en tapant sur la Fédération tout en faisant un mausolée à Dominique Méreuze : les traîtres et l’âge d’or, les vrais et les faux, western de série B avec ses censeurs et ses têtes de Turc. Le scénario est parfois baroque quand on connaît le passé des acteurs. Si nous avions laissé conduire la Fédération après la mort de Dominique par certains qui ne roulaient que pour eux-mêmes, on serait en warning sur le bord de la départementale ! Et puis si nous étions si coupés du monde, pourquoi 5 responsables seraient venus à une réunion de 15 personnes ?

Voilà cher Miguel, une saine mise au point et je sais par ailleurs que sur plein de sujets tu es en phase avec nous : Blois en 2021, la délégation du théorique ULM, les championnats du monde de paramoteur en région parisienne, la politique sécurité-formation, etc. et que nous avons plein de choses à faire ensemble chacun dans son rôle. Je sais aussi que tu n’es pas de ceux à mettre en cause les personnes mais ton aura et ton professionnalisme nourrissent parfois des débats et des invectives moins nuancés. Le problème n’est pas d’être d’accord mais de s’écouter en amont plutôt que de lancer des anathèmes en aval. Il était nécessaire de rééquilibrer un peu les choses pour ne pas laisser dire n’importe quoi gratuitement.

Depuis deux ans il y toute une équipe très investie, constituée d’élus, de supports, de salariés, de comités au service des licenciés. Il y a des clubs, des organismes à but lucratif, des partenaires actifs soutiens, de simples pilotes, généralement contents de la politique menée. Dès que nous identifions un problème, nous essayons de le résoudre ou d’en tenir compte, il y a aussi plein de projets et un profond renouvellement des équipes. C’est je crois cela qu’une très large majorité de licenciés apprécie. On peut améliorer plein de choses mais dénigrer systématiquement, c’est du vol au second régime.

Je ne ferai pas de ping-pong sur les réseaux sociaux, je préfère mobiliser à construire.

Pour qui roule la Fédération ? Pour ses licenciés ! Début décembre, ils sont 15 360.

Bonnes fêtes.

Sébastien PERROT

Président de la Fédération Française d'ULM qui roule pour ses licenciés

décembre 2019


 

La France prend la présidence de la Fédération Européenne d'ULM (EMF)

Lors de son assemblée générale annuelle à Varsovie, l’EMF (European Microlight Federation) a élu Louis Collardeau, par ailleurs 1er vice-président de la Fédération Française d’ULM, comme président. La situation a considérablement évolué depuis trois ans alors que, dans des discussions réglementaires confuses, la France était largement minoritaire. 

logo Emf exeCette élection ne doit pas être interprétée comme le succès de la France mais d’une vision largement partagée. Il est désormais bien établi que l’EMF fédère les mouvements aéronautiques européens qui ont choisi de rester en dehors du spectre de l’Agence Européenne dans le cadre d’une réglementation nationale. En cherchant une réglementation ULM unifiée au niveau européen, on ne fait qu’égaliser par le haut, en pénalisant la pratique et les constructeurs. On court le risque d’être rattrapé par une réglementation dépendant directement de l’Agence.

La priorité de l’EMF à présent est de faciliter les accords bilatéraux, comme ce fut toujours le cas depuis le début de l’aventure des micro-light. Il faut aussi encourager la mutualisation des bonnes pratiques tant sur le plan de la sécurité des vols que de la formation en facilitant la vie des pilotes européens. Nous souhaiterions aussi organiser un « Erasmus Micro-light » pour montrer que notre aviation de loisir légère et accessible est la voie de l’avenir. Nous souhaiterions également donner au salon ULM de Blois à partir de 2021 une dimension plus européenne. 

Moins de débats réglementaires avec des billards à 18 bandes, plus de pratique en respectant nos différences mais en favorisant ce que nous avons de meilleur. La prochaine conférence de l’EMF aura lieu à Paris.

Fondée en  2004 notamment sous l’impulsion de Dominique Méreuze, l’EMF représente  aujourd’hui plus de 60 000 pilotes d’ULM dans 23 pays européens. En octobre 2015, Rieteke Van Luijt  avait succédé à Dominique à la présidence de l’EMF. Au cours de ces 4 dernières années, l’essentiel de l’activité de l’EMF a été concentré sur l’évolution de la règlementation ULM qui s’est achevée en 2018 par la nouvelle  annexe 1 du règlement européen 2018/1139 laissant l’initiative à chaque pays de définir sa règlementation ULM. Un grand merci à  Rieteke d’avoir conduit l’EMF pendant ces 4 années riches en débats et parfois de rebondissements règlementaires surprenants de l’Union Européenne. Le nouveau bureau de l’EMF constitué le 12/10/2019 est composé  de 5 membres (sur la photo de gauche à droite) : Dariusz Cymerys (Pologne) secrétaire général, Jan Fridrich (Tchèquie) vice-président, Louis Collardeau (France) président,  Rieteke van Luijt (Pays-Bas) trésorière et Hans Havager (Danemark) vice-président.   

EMF Board 2019 10 12

 

Bons vols !

ffplum logoLa Fédération Française d'ULM

 

 

 

 


Publication de la Nouvelle Règlementation ULM !

La nouvelle réglementation ULM vient de paraître au Journal Officiel :

https://www.legifrance.gouv.fr/affichTexte.do?cidTexte=JORFTEXT000038705197&dateTexte=&categorieLien=id

La Fédération a conçu un support qui synthétise l’ensemble des informations importantes. Il vient de paraître dans ULM-Info et il est disponible ci-dessous au format pdf en Français et en Anglais.

 

Nouvelle Règlementation ULM en pdf
New Microlight reglementation in pdf

 

Le siège est mobilisé pour répondre à vos questions.

Bons vols !

ffplum logoLa Fédération Française d'ULM

 

 

 

 


La Fête des Sports Aériens s'est déroulée du 11 au 19 mai !

Pour la seconde année consécutive, le Conseil National des Fédérations Aéronautiques et Sportives (CNFAS) a coordoné la Fête de Sports Aériens. L’objectif est de promouvoir auprès du grand public toutes les formes du vol : avion, planeur, vol libre, ballon, hélicoptère, parachutisme, modélisme, construction amateur et bien entendu ULM en montrant concrètement que le rêve du vol est accessible. 

Canva FSA

La semaine a été accompagnée d’une campagne télévisée qu’assure la FFA (avion) depuis de nombreuses années. Une carte interactive a été mise en place sur le site du CNFAS (www.cnfas.fr), elle permet à toutes les structures de s’inscrire et de matérialiser leur présence à travers des événements très variés, de la simple journée porte ouverte avec des baptêmes à des manifestations de plus grande importance. Chacun fait ce qu’il entend mais avec des outils communs et une caisse de résonance médiatique plus importante que d’habitude.

Avec nos 1 000 structures et 800 terrains, la Fédération a un maillage territorial exceptionnel. L’ULM est une aviation innovante, variée et accessible mais souvent trop méconnue ou mal perçue. Nous produisons des films qui chaque mois permettent de mieux informer le grand public.  En 2019, nous avons par ailleurs rendu la première licence gratuite pour les moins de 25 ans et pour les femmes. Tout est donc en place pour faire la Fête ! Retrouvez-nous, participez à cette édition. Nous la reconduirons chaque année.

Malgré la météo, pas toujours au rendez-vous durant cette semaine, nous remercions l'ensemble des clubs et comités régionaux qui ont contribué à l'organisation de la semaine ! 

Bons vols en toute sécurité

 

sebastien perrot

Sébastien PERROT

Président de la Fédération Française d'ULM

Avril - Mai 2019

 


Une aviation sportive et de loisir... accessible !

          On a souvent la vision d’une aviation traditionnelle vieillissante (moyenne d’âge toutes activités environ 50 ans) et de moins en moins accessible. Cette impression est en partie fondée mais elle masque une réalité plus complexe. À la Fédération, nous avons en moyenne 800 jeunes de moins de 25 ans (pilotes ou élèves) depuis une dizaine d’années alors même que le nombre de licenciés a sensiblement augmenté. 

          Cela suppose tout de même un renouvellement permanent, et nous avons beaucoup de jeunes compétiteurs, de jeunes sur le Tour ULM, dans nos clubs, ou au sein de la dynamique Commission jeune que certains ont pu voir à Blois autour du Mini-Explorer par exemple. La difficulté est que les médias traditionnels changent et qu’il faut profondément renouveler notre manière de faire découvrir une activité souvent méconnue du grand public ou traversée de préjugés.

          Pour autant, il y a une forte demande et le succès incroyable du BIA (presque 14 000 candidats en 2018, soit trois fois plus en 10 ans), prouve que les jeunes ont un désir de voler. C’est principalement dans ce vivier que nous devons promouvoir l’ULM. Le film que nous avons réalisé « Le BIA, les jeunes… » permet de comprendre dans ces grandes lignes le BIA et la politique d’aide de la Fédération. Les inscriptions pour la session 2019 du BIA ont commencé hier et durent jusque fin février (www.monbia.fr). Le programme du BIA permet à nos jeunes pilotes brevetés ou élèves de le passer soit dans un partenariat structure ULM/établissement scolaire, soit même en candidats libres. 

 

          Mais il n’y a pas que le brevet qui est accessible, l’accès à la propriété l’est aussi. Le dernier article paru dans ULM-Info « Débutants, réalisez votre rêve ! » montre que nos ULM permettent, avec de bonnes occasions, d’accéder au plaisir de posséder sa propre machine et pas simplement pour les moins de 25 ans. Pour faciliter encore cette passerelle, nous allons mettre en place « un passeport ULM » dans le cadre des Comités Régionaux qui permettra aux jeunes titulaires du BIA de découvrir au moins trois de nos six classes. C’est la diversité qui fait notre richesse et on peut avoir le coup de foudre pour un type de vol (pendulaire, autogire, paramoteur…), encore faut-il créer des occasions de rencontre et de découverte qui sortent des canaux habituels. Pour aider encore ce passage, nous avons décidé d’offrir la première licence aux moins de 25 ans et les tarifs de l’assurance en RC par exemple pour un paramoteur sont particulièrement compétitifs.

          Les outils sont donc en place et c’est à nous tous de faire cette démarche d’ouverture et de rencontre. Pour les familles ou les jeunes qui sont en région parisienne, il y a ce week-end le Salon des Formations et Métiers Aéronautiques au Musée de l’air et de l’espace (https://www.museeairespace.fr/actualites/salon-des-formations-et-metiers-aeronautiques-2019/). La Fédération y sera présente à travers le stand du CNFAS pour le BIA. Un jeune breveté en ULM paraît bien loin des filières professionnalisantes habituelles qui sont souvent liées au monde certifié, pourtant les écoles sont de plus en plus sensibles à ce genre de profil, du BIA à l’aviation de loisir car ce qui compte de plus en plus, ce ne sont pas les titres et les diplômes mais ce que l’on appelle le « savoir être ». Or un jeune qui s’engage avec passion dans le domaine de l’ULM porte des valeurs : le sens des responsabilités et de la liberté, la maîtrise du risque et le désir du vol qui vont bien au-delà de notre seule pratique.

          Merci à toute l’équipe de la Commission jeune pour le travail effectué pour partager notre passion, à nous tous de relayer !

          Bons vols en toute sécurité !

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

février 2019

 


Ensemble, préparons 2019 !

          Notre activité est principalement saisonnière. Pour la Fédération, préparer l’année 2019 demande de l’anticipation. Nous avons donné la priorité en 2018 au triptyque Règlementation-Sécurité-Formation. Les objectifs sont clairs, certains sont en partie atteints et le calendrier se déploie de manière soutenue avec à l’horizon 2020 la délégation du théorique ULM et l’organisation des championnats du monde de paramoteur.

          Pour 2019, nous avons souhaité revenir aux fondamentaux : la licence. Pourquoi et comment se licencier ? Qu’apporte la Fédération aux pilotes, à la vie des structures, de manière concrète et au-delà des grands enjeux couramment identifiés ? Comment promouvoir notre pratique dans un cadre qui ne la dévoie pas ?

          En parallèle mais séparément, nous avons souhaité redéfinir notre offre d’assurance, avec des produits qui offrent toujours plus de garanties pour des prix optimisés. La Fédération s’est associée au sein de l’UFEGA avec d’autres Fédérations pour obtenir des assurances spécifiques. L’assurance proposée par la Fédération est faite par des pilotes pour les pilotes.

          C’est donc depuis plus d’un an que nous travaillons sur ces deux sujets. Concrètement cela signifie côté licence :

> Un nouvel espace licencié, plus fluide et pratique. Le précédent logiciel avait presque 15 ans. C’est un gros travail de basculement et nous aurons immanquablement quelques difficultés de rodage. Mais notre partenaire est très réactif et le produit ne cesse de s’améliorer. Pour les récalcitrants, nous avons remis en place un formulaire Licence&Assurances disponible sur le site ou sur simple demande à la Fédération ;

> La licence peut être souscrite dès le mois d’octobre. La première année est offerte aux femmes et aux moins de 25 ans.

Côté assurances :

> Une présentation plus claire et des prix optimisés (diminution de l’IA, maintien des tarifs RC)
> La création d’une RC utilisateur spéciale instructeur en moyenne 50 euros moins chère que la RC utilisateur classique
> La possibilité d'assurer sa RC de propriétaire d'ULM en stationnement pour 5 euros quand on ne vole pas ou plus tard dans la saison
> La création d’une assurance casse hors action de vol en tous lieux

          Tout cela est parfois compliqué à expliquer dans le détail. Nous irons sur le terrain avec les Comités régionaux pour expliquer, aider et épauler les présidents de club à l’image de ce qui a été fait avec les réunions sécurité.

          Nous avons cependant créé trois supports pour faciliter la compréhension des fondamentaux :

> Le tuto « Pourquoi et comment se licencier ? »
> Le tuto « Pourquoi et comment s’assurer ? »
> Le mode d’emploi Licence&assurances disponible au format pdf

Toute l’équipe travaille beaucoup pour que nous puissions pratiquer notre passion dans les meilleures conditions. En son nom et avec les salariés du siège, je tiens à vous souhaiter une excellente année 2019 pour vous et pour vos proches.

 

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 décembre 2018

 

connect espace

 

 

calendrier 2019 RV Page 1

 télécharger le calendrier FFPLUM 2019 (format A4 recto-verso PDF HD 2,72 Mo)

 

 


L'ULM à la Française

Août 2018

          

          Le nouveau texte de la règlementation européenne (à télécharger ci-dessous) concernant les règles de base dans le domaine de l’aviation civile paraîtra au Journal Officiel de l’Union Européenne à la fin du mois d’août pour une application courant septembre. Le texte prévoit la possibilité pour chaque Etat membre d’opter pour une exemption. Conformément aux orientations du programme de notre mandature, à nos combats européens au sein de l’EMF et aux travaux qui ont été menés avec la DGAC depuis lors, le Directeur Général Monsieur Patrick Gandil a confirmé dans un courrier qui nous est adressé (3 août 2018) (voir ci-dessous) que la France exercerait cette exemption pour préserver la règlementation ULM nationale. Les grands principes de notre règlementation pour les constructeurs et pour les pilotes ne changent pas. Nous maintenons intégralement le système déclaratif. Cette exemption donnera lieu à un nouveau texte national concernant l’ULM dont le périmètre est connu et qui sera prochainement finalisé :

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          Cette nouvelle règlementation permettra de rendre plus efficace le contrôle de la masse à vide et de la vitesse de décrochage. Comme dans la règlementation actuelle, son périmètre est national et donnera lieu à des accords bilatéraux ou à des accords si les machines étrangères se conforment à ces principes.

          C’est la fin d’un long parcours commencé en 2015 qui a donné lieu à beaucoup de polémiques et de discussions avec une pression des partisans du 600 kg assez exceptionnelle. Nous avons résisté et nous sortirons de cette séquence confortés et renforcés. Au-delà de ce périmètre, il ne s’agit plus d’ULM mais de certification allégée. Les limites sont claires.

          Tous les 20 ans environ, notre règlementation a évolué, la dernière en 1998. Tout l’enjeu à présent est d’augmenter notre sécurité dans ce cadre règlementaire. C’est dans cette perspective que nous devons concentrer nos efforts.

           Bonne rentrée
           Bons vols et vive l’ULM à la française !

 

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

 

 

Télécharger :

 


Sécurité et Formation : une bonne tendance

Juin 2018

          Vous découvrirez ce mois le premier tutoriel consacré à la formation (« La panne au décollage ») après une première série de « trois tutos mécaniques » et la présentation des « 6 classes ». Viendront le « Parachute de secours », puis à la rentrée les « Leçons de Jack » dont vous avez un avant-goût « Le badin, c’est la vie ! ». Il y a aura également une autre série de trois « tutos mécaniques » avant la fin de l’année.

          

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          Ce ne sont pas des petits films qui feront bouger les lignes mais la convergence de différentes actions : le Bulletin Sécurité des Vols en début de mois avec ses quatre contributeurs (sécurité, formation, RASU, et regard de l’analyste), ULM-Info, des supports dans les structures, les réunions sécurité organisées en région et surtout l’opération REV (Remise En Vol) qui rencontre un beau succès pour son début en lien avec tous nos partenaires.

          Avec un même objectif : augmenter la culture sécurité sans toucher à notre cadre règlementaire.

          Ce début de saison est encourageant, le facteur météorologique et les biais statistiques ne doivent pas faire illusion mais il y a une nette diminution des accidents graves et mortels.

          Dans la durée, c’est bien la formation qui permettra de modifier les équilibres. La production de ressources pédagogiques, l’animation de notre riche réseau d’instructeurs, la nécessaire réforme du théorique fédéral. Cela se fait dans le temps long, avec une équipe et un programme, du travail et une approche pragmatique, mais la tendance est bonne, à chacun de l’accompagner.

 

          Bons vols

 

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

>>> Découvrez toutes nos vidéos sur la chaîne YouTube FFPLUM

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L'ULM à partager !

mai 2018
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Ce mois-ci vous découvrirez en images les très bons résultats de nos équipes au championnat du monde de paramoteur en Thaïlande dans des conditions difficiles (cliquez ICI pour voir les résultats). Il y a les champions, et on les félicite, mais il y aussi derrière toute une équipe et des moyens qu’offre la Fédération pour promouvoir et accompagner la dynamique du paramoteur qui est pleinement et plus que jamais ULM.

 

 

 

     L’ULM est une grande famille avec des pratiques différentes et des budgets de toute nature. Il ne faut surtout pas opposer les activités les unes aux autres, séparer, opposer, cloisonner. Il faut prendre le meilleur de chacune et partager cette énergie formidable d’une aviation accessible et moderne. Le sport est un vecteur extraordinaire et nous encourageons le développement des compétitions régionales.

     En dehors du cercle des pratiquants, on connaît encore mal notre activité sur laquelle traînent trop souvent des préjugés infondés. Pour élargir son public, la Fédération a décidé que la saison prochaine pour les nouveaux licenciés, la licence pourrait être souscrite dès le mois d’octobre (ce qui correspond à trois mois offerts pour la licence et l’assurance). C’est un petit détail mais nous devons créer les meilleures conditions de découverte de notre activité. Par ailleurs nous avons décidé d’offrir la première année de licence aux jeunes de moins de 25 ans et aux femmes ! A nous donc de convaincre et de faire découvrir. Il y a ainsi 11 500 jeunes qui passent le BIA dont 2 700 filles en cette fin d’année scolaire. Ils ont envie de voler ! Nous devons aller à leur rencontre en sortant des sentiers traditionnels de l’aviation classique.

     Ce mois-ci nous diffusons le dernier épisode de la première série des tutos mécaniques (nettoyage du carburateur) (cliquez ICI pour voir la vidéo) qui recommencera à la rentrée avec trois nouveaux épisodes. Le mois prochain nous parlerons de la panne au décollage, toujours sur le mode d’un film court.

 

Partageons notre passion sous toutes ses formes !

Beaux vols en toute sécurité.

 

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

 


avril 2018

Le Premier Bilan de "Générations ULM"

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La dernière Assemblée Générale a approuvé à une très forte majorité le bilan de notre première année de mandature. Cette mandature « Générations ULM » repose solidement sur une équipe soudée, un programme clair et une énergie collective mobilisée dans la défense et la promotion de notre activité. Tout est cependant affaire de rythme et de calendrier. Pour faire simple et schématique, on peut résumer les choses ainsi.

 

1.   Cette première année a été principalement consacrée à réorganiser le fonctionnement de la Fédération (mandataire d’assurance, nouveaux postes salariés concernant la règlementation, la sécurité, le juridique, la communication), Comité Directeur commun avec les Comités Régionaux et l’ensemble de nos supports soit environ 50 personnes, remise à plat de nos différentes relations contractuelles dans un environnement financier maîtrisé. Sur le front règlementaire, nous avons clarifié et dénoué l’enjeu européen de notre règlementation en lien avec la DGAC, de même sur le médical. Nous avons mis en place une politique sécurité/formation incitative avec entre autres l’opération Remise en Vol qui suppose des moyens importants en partie obtenus par la première convention quadriennale de notre Fédération avec la DGAC. La sécurité a un prix et nous le mettons sans toucher à notre cadre règlementaire.

 

2.   La prochaine saison apportera de grandes nouveautés concernant la licence et l’assurance : changement du logiciel de saisies, début de la saison en octobre pour les nouveaux licenciés, gratuité de la première année de licence pour les moins de 25 ans et les femmes (nouveaux licenciés), espace personnel pour le licencié, téléchargement du certificat de non contre-indication, produits d’assurances simplifiés au plus près de la diversité de nos pratiques. C’est un gros travail de rajeunissement de nos offres.

 

3.   Dès à présent mais à un horizon nécessairement plus lointain compte tenu du temps de mise en œuvre, nous investissons dans un plan de Formation ULM dont l’objectif est d’animer notre vivier d’instructeur en les aidant dans leur pratique dans le cadre de nouvelle règlementation. À terme nous souhaitons que le théorique ULM puisse être passé dans des structures fédérales (à l’image de ce que pratique la FFVV avec le système Wingu), cela suppose que la Fédération assume une pédagogie homogène tout en respectant la spécificité de chaque classe et de notre système déclaratif. Nous avons besoin de partenaires institutionnels pour accompagner ce mouvement, nous y travaillons.

 

     Bien sûr il y a tout le reste (le sport, les terrains…), et surtout l’imprévu ! Mais il est important d’avoir un plan de marche cohérent pour pouvoir rendre compte et fédérer. C’est notre cas !

     Les beaux jours sont là ! Bons vols en toute sécurité et faites des REV !

 

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

Découvrez le programme "Générations ULM"

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avril 2018

L'ULM par l'ULM

Depuis une dizaine d’années, la majeure partie de ce qui se fait de nouveau dans l’aviation sportive et de loisir est issue de l'ULM, et gravite autour de l’ULM. Le salon de Blois est un des rares en France à montrer de nouveaux modèles, les couvertures des magazines traditionnels affichent des ULM et on trouve même des publicités se référant à « l’esprit ULM » sur des sites de pratique tout à fait certifiée. L’aviation électrique est dynamisée par notre réglementation, et cette même réglementation rajeunit l’hydraviation, le vol en montagne et le vol adapté. C’est une bonne chose ! Le succès doit être partagé.

Il est donc devenu courant que des clubs avions achètent des ULM, et que des clubs planeurs achètent des ULM pour le remorquage (et uniquement pour cela, nous dit-on). Il est un fait que la construction amateur est de plus en plus ouverte à l’ULM. Et le vol libre est lui-même à la frange du paramoteur. Cette tendance appelle quelques remarques.

Tout d’abord, c’est bien la FFPLUM qui défend et promeut l’ULM. Il est donc naturel, et cela se fait très largement, que les sections ULM soient ouvertes en étant elles-mêmes affiliées à la Fédération. Ce qui donne également accès à l’ensemble du soutien que nous apportons aux clubs, instructeurs et licenciés. A nous aussi de proposer des services toujours plus adaptés. Mais il ne faut pas oublier que notre mouvement est beaucoup moins captif que les activités traditionnelles certifiées, où immanquablement on passe par le club ! Ce qui n’est pas le cas pour nous, où une majorité de pratiquants sont propriétaires. Fédérer nous demande plus d’énergie, avec des moyens qui sont historiquement plus faibles.

Là où les choses deviennent un peu plus problématiques, c’est quand on utilise l’ULM dans un esprit qui n’est plus celui d’un ULM et que, ironie de l’histoire, certains prétendent nous expliquer ce que sont les ULM, comment s’en servir ou ce qu’il faudrait faire pour que la pratique évolue, quitte parfois à demander des aménagements réglementaires spécifiques. S’agissant de la sécurité des vols, nous devons accompagner notre succès en contenant beaucoup plus notre niveau de sécurité, qui est dans des moyennes hautes depuis quelques années, mais il faut aussi nous y aider car le basculement vers notre pratique est général ! Nous pouvons clairement identifier des accidents qui sont liés à un usage qui n’a rien à voir avec l’ULM, et qui relevait il y a peu de l’aviation certifiée.

Enfin, il est un fait que les professionnels de l’aviation ont été élevés dans une culture de la certification, et nous devons redoubler d’efforts pour expliquer notre spécificité et nos équilibres. Il serait souhaitable que les ingénieurs, contrôleurs et acteurs du monde certifié intègrent en amont la culture du déclaratif pour répondre au plus juste à nos problématiques. Les formations systématiques des enquêteurs de premières informations avec des modules ULM dans le cadre du BEA sont une excellente pratique, et nous serions très heureux de pouvoir soutenir l’ouverture de sections ULM dans les grandes écoles aéronautiques !

Ces remarques sont faites en bonne intelligence avec nos amis des autres fédérations. C’est d’autant plus le cas que nous n’avons jamais travaillé avec autant de solidarité au sein du CNFAS, dont nous souhaitons que le rôle soit
mieux connu. C’est le sens des événements des 50 ans du BIA, ou de la Fête des sports aériens que nous mettons en place cette année pour la première fois. La proximité dans le travail, voire l’amitié, n’excluent par la franchise et la netteté des intentions.

Dans la durée, tout le monde y gagne !

 

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

Poursuivez votre lecture avec notre magazine ULM Info

 


mars 2018

Remise en vol, c’est parti ! 

L’opération Remise en Vol (REV) est désormais opérationnelle. L’application qui permet aux pilotes de rentrer en contact avec nos instructeurs est active sur le site de la Fédération. Cette démarche est incitative, préventive et originale. Elle vise à faciliter le partage des expériences de pilotage, dont nos instructeurs sont les garants, en augmentant notre culture sécurité. A l’issue de la Remise en Vol, le pilote bénéficie d’une contribution Fédérale de 40 euros. Cette opération s’inscrit dans la durée et nous souhaitons qu’elle soit un succès. Elle concerne toutes les classes d’ULM.

Elle demande des moyens importants qui sont assurés par la Fédération et par une aide de la Direction Générale de l’Aviation Civile. Nous ferons régulièrement un bilan de sa mise en œuvre et notre approche sera pragmatique s’il faut adapter les modalités.

Comme chaque mois désormais, nous diffusons un film court sur notre pratique. Nous commençons ce mois-ci par une série de « tutos mécano » avec Pierre Pouchès et Thomas Gadaud du Centre National de Formation de Technique et d’Essais (CNFTE). Bien sûr, Remise en Vol ! En l’occurrence d’un paramoteur !

Même si les températures sont trompeuses, c’est le printemps !

Bonne remise en vol !

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

 

 

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Remise En Vol (REV) est un programme initié par la Fédération Française d'ULM en partenariat avec 

DGAC Ufega Air Courtage

23 janvier 2018

Réglementation ULM : le calendrier se précise

Le Parlement et le Conseil Européen ont adopté le 11 janvier 2018 les propositions de régulation en matière d’aviation civile. Le texte de 271 pages est disponible sur le site de la commission (http://data.consilium.europa.eu) mais également sur celui de la Fédération (ici). C’est une étape très importante qui vient clore ce très long processus plein de polémiques.

Il y a en particulier deux pages qui nous concernent, la page 205 qui définit l’annexe 1 excluant les aéronefs qui ne relèvent pas de la compétence de l’Agence Européenne et la page 39 paragraphe 7a de l’article 2 qui définit les conditions dans lesquelles un Etat peut exclure certains aéronefs du champ de compétence de l’Agence dans une enveloppe différente de celle de l’Annexe1.

Ce sujet compliqué a fait l’objet d’un long article dans le dernier ULM-Info (« Seconde vie de l’EMF ») qui est également en ligne sur le site de la Fédération et qui inscrit notre vision réglementaire dans le contexte européen. Notre position reste donc inchangée et nous agissons en parfaite harmonie avec la DGAC.

Cette annonce permet d’y voir plus clair sur le calendrier. Il faut encore attendre que ce texte (qui ne sera pas modifié) soit appliqué. A partir de ce moment, nous définirons avec la DGAC le contour de l’évolution réglementaire dont les principes sont connus : système déclaratif actuel, masse à vide sensiblement identique, masse maximum de 500 kg.

Il est risqué d’annoncer un calendrier mais la DGAC et la Fédération deviendront prochainement maîtres des horloges. C’est donc une très bonne nouvelle pour notre mouvement.

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

 

 


10 décembre 2017

Nouvel arrêté IULM

Les arrêtés relatifs à la formation des instructeurs ULM sont parus au Journal Officiel, ils sont disponibles aux liens suivants :

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/11/24/TRAA1729550A/jo/texte

https://www.legifrance.gouv.fr/eli/arrete/2017/11/24/TRAA1729552A/jo/texte

Ces arrêtés et ses annexes sont le fruit d’un long travail, complexe et fructueux, avec la Direction Générale de l’Aviation Civile, plus particulièrement avec les services de la Direction de la Sécurité et de la Règlementation, ainsi que ceux de la Mission Aviation Légère Générale et Hélicoptère.

Notre réglementation datait de plus de vingt ans, il était nécessaire d’y apporter les modifications pour tenir compte de l’évolution à la fois de notre activité, mais également des méthodes pédagogiques.

Les travaux, entamés sous la précédente mandature, ont su préserver et promouvoir l’esprit de notre réglementation basé sur la Responsabilité et la Liberté. Ils permettent à la fois de garantir la cohérence de la formation tout en maintenant la spécificité de nos pratiques.

Nous avons travaillé de manière très efficace avec le SNPPAL dans un souci de collégialité sur un sujet aussi essentiel. Nous tenons à remercier son président Serge Marolle.

Depuis mars 2017, c’est Jean Christophe Gibert (Responsable de la commission Formation) qui a pris la responsabilité pour la Fédération de finaliser les travaux en collaboration étroite avec Louis Collardeau (Premier Vice-Président en charge de la réglementation). Nous tenons également à souligner le travail de Pierre-Henri Lopez (ancien Président, actuel Second Vice-président) qui a dû assumer la conduite de cette réforme à la fin de la précédente mandature, ainsi que le rôle des instructeurs référents par classe et des centres de formation instructeur.

Les textes ne sont qu’un début. Il faut à présent les faire vivre.

La Fédération va mettre en place (à partir de Février 2018) une grande action de Formation et de Sécurité, Remise en Vol, elle sera incitative, non contraignante et fera des instructeurs le pilier central de notre culture sécurité.

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

 

 


21 novembre 2017

Faites un REV (Remise En Vol)

La Fédération a décidé de mettre en place à partir de 2018, en la reconduisant chaque année, l’opération Remise en Vol (REV) qui consiste à favoriser la rencontre entre un pilote propriétaire de sa machine et un instructeur pour suivre une heure de vol avec son ULM. Cette démarche est totalement volontaire. Elle concerne toutes les classes. La Fédération apportera une aide de 40 euros au pilote qui aura fait Remise en Vol.

Cette opération part du constat que nous sommes tous le produit de ce que notre instructeur a fait de nous. Que dans notre expérience de pilotage nous avons rencontré des machines différentes entre nos débuts et la pratique actuelle. Que le parc de nos machines se caractérisent par une très grande variété (contrairement aux autres pratiques aéronautiques). C’est d’ailleurs ce qui fait la richesse de notre mouvement. Que souvent ces machines ont des domaines de vol très étendus, voire même surprenants quand on vient de l’aviation traditionnelle. Il est donc nécessaire d’être comme le dit Eric Galvagno « expert de notre propre machine ». On constate en effet que la majorité des accidents sont dus à des pertes de contrôle en vol dans toutes les phases de vol. Il y a donc des réactions inappropriées dans des contextes incertains qui s’expliquent par une connaissance trop réduite des limites de la machine.

Notre objectif est d’augmenter le niveau général de « notre culture sécurité » en étant incitatif et non contraignant dans l’esprit de notre réglementation : libre et responsable.

Faites un REV !

Ssebastien perrotébastien Perrot

Président de la Fédération Française d'ULM

 

 

 

Rev logo S

Modalités

  • L’opération REV commence en début d’année 2018 (février)
  • Toutes les démarches se font en ligne (ffplum.fr) : rencontre, attestation de vol, paiement
  • Le pilote doit s’inscrire sur le site de la Fédération
  • Il doit être propriétaire de sa machine assuré par le courtier fédéral en RC et souscrire aux conditions
  • Il pourra accéder aux coordonnées des instructeurs affiliés à la Fédération (quelque soit leur assureur) par classe et selon les régions
  • Le pilote et l’instructeur conviennent d’un rendez-vous pour effectuer une heure de Remise en Vol conformément au programme émis par la Fédération ; Le tarif de la prestation est totalement libre
  • L’instructeur et le pilote attestent séparément par le biais du site que le vol REV a bien eu lieu
  • Une attestation est émise
  • Le paiement est effectué

 

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