Ce qui s’est passé
Après m'être dérouté dans un champ suite à un blocage météo du aux stratus, j'ai du attendre 2 jours avant de récupérer mon appareil.
L'appareil était couvert d'une couche de givre et j'ai passé beaucoup de temps à nettoyer verrière et bords d'attaques avec le peu de moyens à ma disposition (bombe dégivrante de voiture et chiffon). Il faisait -5 degré et CAVOK.
Au décollage, malgré le double de la distance nécessaire habituelle, l'appareil a atteint sa vitesse de décollage mais est resté collé au sol. Comme la piste était en pente, j'ai préféré prendre de la vitesse au maximum plutôt que de stopper le décollage, mais cela n'a eu aucun effet sur la portance.
J'ai fais une sortie longitudinale de piste, en cassant une clôture et en tapant un talus de terre.
Commentaires du pilote
Après analyse avec des instructeurs, le givre restant sur l'extrados des ailes serait la cause principale de l'accident.
Le poids supplémentaire et la dégradation du profil ont entrainé une impossibilité de décoller.
Analyse de la fédération
Le produit utilisé pour "dégivrer" l'ulm a probablement dégradé le profil de l'aile car inadapté. L'humidité encore présente a gelé lors de l'accélération au décollage et ainsi créé une couche de givre qui peut représenter plusieurs millimètres d'épaisseur et augmenter de façon significative le masse de l'aéronef. Les performances son,t par conséquence, dégradées : la vitesse de décrochage augmente sérieusement et seule une vitesse plus élevée permettrait de "voler". L'état de la surface du champ, probablement gelé, a contribué à augmenter également la distance nécessaire au décollage.















