Ce qui s’est passé
Après l'achat d'un ULM d'occasion j'ai effectué, pour rendre service à mon camarade, nouveau propriétaire de cette machine une visite de maintenance détaillée.
Le contrôle de l'hélice donne un calage de 24° pour une pale et 20° pour l'autre. Les réglages constructeurs (DUC) donnent 14°. PG au décollage le régime était de 3700 tr/mn (le manuel de vol indiquant 4700tr/mn mini.)
Durites essence, eau, huile toutes périmées. Pompe à essence d'origine ( 20 ans) Décanteur essence chargé d’impuretés.
Bougies serrées incorrectement.
Aucune trace écrite des opérations d'entretien...etc
Commentaires du pilote
Il faut préciser également qu'une instructrice volait de temps en temps sur cette machine. Interrogée sur le fait que le régime plein gaz était notoirement insuffisant elle répond que " ne faisant que des tours de piste cela ne l'a pas dérangé". Comment est-ce possible de la part d'un pilote instructeur de surcroit ?
L'entretien d'une machine volante est un point essentiel en matière de Sécurité des vols, personne ne devrait en douter. Et pourtant. Le propriétaire (non sans moyens) ne connaissant rien à la mécanique ne pouvait il pas faire appel à un atelier, présent pourtant sur l'aérodrome de stationnement ?
Analyse de la fédération
Un beau retour d'expérience qui doit profiter à tous. Un entretien régulier et préventif est la garantie d'une utilisation saine de nos aéronefs car elle minimise les risques de panne ou de défaillance d'un équipement. Un instructeur (femme ou homme) se doit de rester prudent et exemplaire car de son attitude négligée peut naitre des comportements affectant la sécurité.















