Ce qui s’est passé
Effectuant un vol A/R entre Saint Junien et Dijon Darois (190Nm x 2), je constate à l'arrivée à LFGI que la jauge de l'Eurostar indique 3/4 plein soient 51 litres (données constructeur). L'aéronef étant doté d'une capacité de 78 litres, je m'étonne de n'avoir consommé que 27 litres pour un temps de vol de près de deux heures à 4800 tr/mn et effectue un complément (32 litres) à l'aide d'une carte AIR TOTAL. Le retour se passe sans incident et il est décidé de procéder à une vérification de la jauge carburant dans les prochains jours.
Commentaires du pilote
L'aéronef a été livré récemment, il totalise 133 heures à ce jour et débute ses premiers voyages à grande distance ce qui peut expliquer que rien n'ait été constaté précédemment. A la suite du vol réalisé sur Dijon, les essais menés au sol ont confirmé l'inexactitudes des données mentionnées dans le manuel d'utilisation et dans la cabine. Les écarts sont conséquents puisqu'optimistes de près de 10 litres et de plus aucune mention clairement visible n'indique que 3,8 litres sont inutilisables.
On peut ainsi penser à la lecture de la jauge (1/2) qu'il reste 39 litres (données inscrites par le constructeur sur l'indicateur) alors que l'on n'a que 27 litres utilisables. De même lorsque l'indicateur est au 3/4 l'écart est de 16 litres (51l / 35l) et à 1/4 au lieu de 26 litres (donnée constructeur) il ne reste que 17 litres d'utilisables.
Le passage des ULM à une masse maximum au décollage de 500kg (525 kg avec parachute) permet d'envisager des distances franchissables importantes grâce à un emport conséquent de carburant et pour autant que l'on soit poids plume ... encore faut-il que les indications soient précises et fiables !
CONCLUSION :
Ce REX pour contribuer à ce que d'autres utilisateurs d'EUROSTAR soient informés et procèdent à des vérifications .
Analyse de la fédération
Bien vu, il est toujours utile d'avoir une idée précise de sa consommation de carburant, celle-ci pouvant être estimée par les courbes constructeur du moteur utilisé, les jaugeurs mécaniques ou électriques de bon nombres d'aéronefs ne sont pas toujours fiables, loin s'en faut. Quelque soit le type de jaugeurs, si le réservoir est accessible avec une jauge mécanique permet de confirmer la bonne quantité d'essence embarquée. A défaut, prévoir le vol avec le classique principe du bilan carburant avec la consommation prévue au régime envisagé de la croisière.















