Ce qui s’est passé
Au roulage, le boulon (petit diamètre) qui relie la jambe de train et la chape mobile de la roue avant a cassée; ce boulon passe au milieu du ressort servant d'amortisseur entre la chape et la jambe de train.
Si il y a rupture de ce boulon la chape et donc la roue sont libres et il y a un câble de sécurité type de frein de vélo qui retient la chape et donc la roue de passer devant la jambe de train car il n'y a rien de mécanique pour l'en empêcher.
Lors du roulage à très basse vitesse sur terrain en herbe propre, le nez de l'avion est monté sèchement pour retomber au sol sur la jambe de train.
Explication, la roue est passée devant la jambe de train pour cause câble de sécurité trop faible et qui a rompu lorsque le ressort a été libéré suite à la rupture du boulon. La jambe de train s'est enfoncée dans la terre de 10cm plus l'absence de la roue remontée devant et au dessus de la jambe de train.
Conséquence: hélice tripale Duc détériorée. Pas de dégât sur le châssis et la cellule.
Par contre, au décollage ou a l’atterrissage, c'était le cheval de bois assuré et ...
Renseignement pris, le constructeur a modifié le système de fixation et d'amortissement du train avant, mais aucune information ne m'a été faite!!!
La DGAC connait les propriétaires des ULM Pioneer 200, il eu été indispensable de faire passer une note de sécurité.
Je n'ai pas encore vérifié le carnet d'entretien du précédent propriétaire en 1ere main, mais un boulon et une sécurité aussi légère est très limite surtout avec les conséquences évidentes. Je vais remonter un nouveau boulon et mettre une sécurité conséquente, par ailleurs, une simple plaque soudée sur l'avant de la jambe de train empêchera que la chape de la roue bascule à l'avant de la jambe de train.
Commentaires du pilote
Oui cette expérience m'a aidée a comprendre que même un constructeur de renom peu avoir des points de faiblesses qui peuvent entrainer de graves conséquences.
Dorénavant, je contrôlerais tout, d'ailleurs , j'ai anticipé le contrôle des 500H avec 60 heures d'avance, et j'ai trouvé des contre-écrous desserrés au niveau des chapes des commandes d'ailerons.
Analyse de la fédération
Un entretien régulier voire préventif est de la responsabilité du propriétaire d'un aéronef. Votre expérience vécue montre combien il est nécessaire de surveiller notre machine afin de garantir notre sécurité. La rédaction d'un CRESAG, dans ce cas, peut être utile auprès de la DGAC afin de coordonner une action commune.















