Ce qui s’est passé
Après m'être dérouté dans un champ suite à une dégradation météo due aux stratus, j'ai du attendre 2 jours avant de récupérer mon appareil.
L'appareil était couvert d'une couche de givre et j'ai passé beaucoup de temps à nettoyer verrière et bords d'attaques avec le peu de moyens à ma disposition (bombe dégivrante de voiture et chiffon). Il faisait -5 degré et CAVOK.
Au décollage, malgré le double de la distance nécessaire habituelle, l'appareil a atteint sa vitesse de décollage mais est resté collé au sol. Comme la piste était en pente, j'ai préféré prendre de la vitesse au maximum plutôt que de stopper le décollage, mais cela n'a eu aucun effet sur la portance.
J'ai fais une sortie longitudinale de piste, en cassant une clôture et en tapant un talus de terre.
Commentaires du pilote
J'avais appris rapidement lors de ma formation que le givrage cellule pouvait entrainer une dégradation des performances suite à la modification du profil.
Ce type de givrage étant très rarement rencontré en aéroclub, la formation est plus axée sur le givrage carburateur qui est une situation beaucoup plus courante.
Je ne me doutais pas que les distances de décollage pouvaient être multipliées par 2 voire plus dans ces conditions ! Je l'aurais appris à mes dépens, j'espère que ça pourra servir à d'autres pilotes. Je serais plus prudent avec la météo lors de mes prochains vols, le problème de base étant du à un déroutement qui aurait pu être évité avec une préparation plus minutieuse avant le départ hivernal.
Analyse de la fédération
Des précédents événements ont provoqués les mêmes effets, la pollution par le givre des surfaces portantes dégrade significativement la performance d'un aéronef, cela fait partie des enseignements nécessaires dans les zones de températures basses en hiver...















