Ce qui s’est passé
Pilote jeune brevetée, 90 h de vol, passager co-pilote 60 h au carnet de vol
Dinard 9H30 UTC après décollage en piste 17 virage gauche prévu.
En montée initiale (650 ft), 120 km/h, baisse de puissance moteur de 5400 à 3000. tr/min. Je prends ma vitesse de finesse max. Je ne peux plus accèlérer Je préviens la tour. L'espace est organisé immédiatement.
Première annonce, on choisit d'atterrir sur la 29. Je l'aborde trop vite et trop haut. Pas de nécessité de risquer une glissade (Vitesse de finesse, mon régime est stable, mes paramètres moteur sont ok, je ne perds pas d'altitude) donc j'y renonce à la faveur de la 35. Verticale 29 je préviens la tour.
Je passe par sécurité par la croisée des pistes et entame ma prise de terrain en 35 je suis à 500ft en finale. Atterrissage ok, retour terrain. Pompier présent.
Commentaires du pilote
Formateur à trois niveaux
1) J'ai pu mesurer la pertinence et la manière dont j'appliquais le principe de base de ma formation dans une situation de stress réelle: Piloter, Naviguer, Communiquer.
Mon instructeur (E. Trahon) a été très exigeant sur l'entrainement de ces situations de panne. Je savais que j'étais préparée à piloter dans ses conditions et consciente du risque de tunelisation possible dans mes décisions. Je me suis donnée le droit de changer d'avis, c'est ce que j'ai fait. J'ai vécu en réel des situations maintes fois répétées durant ma formation et après mon brevet. Je vais poursuivre ces entraînements régulièrement en instruction.
2) J'ai intégré que je n'ai pas essayé la pompe électrique.
3) La présence, l'avis et le pragmatisme de mon co-pilote a été un atout indéniable dans la gestion de cette panne. On a été alliés dans cette situation. Le débriefing, essentiel et rapide, avec mon instructeur a été précieux et je suis retournée voler seule dès l'après midi sur une autre machine ainsi que mon co-pilote. Gestion émotionnelle ok.















