Le vent, notre meilleur ennemi

(par Éric GALVAGNO, Président de la Commission Sécurité des Vols de la FFPLUM)
Nous l'avons déjà souligné, le dénominateur commun de la majorité des incidents ou accidents qui se sont déroulés depuis le début de l'année, est la perte de contrôle en vol ou au sol.
Si une analyse simpliste associerait ces pertes de contrôle à des fautes de pilotage, nous savons tous qu'un accident n'est jamais le fait d'une seule cause, mais d'un enchaînement d'évènements défavorables.
Ainsi, si l'on pousse les investigations un peu plus loin, on se rend compte que pour beaucoup des accidents mortels, l'influence du vent a été un facteur prépondérant et déterminant dans la chaîne des causes.
Les classes d'ULM les plus exposées aux caprices du vent sont les multiaxes, pendulaires et paramoteurs. Les voilures tournantes, que l'on dit moins sujettes à ce phénomène, n'en restent pas moins sensibles et là aussi, le vent, sa direction, sa force, ses rafales et ses turbulences possibles, doivent amener les pilotes à prendre le temps de la réflexion sur les dangers potentiels de ce phénomène sur le vol, de la sortie du hangar de son ULM jusqu'à son retour.















