Du côté de la Formation
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Pour que le Rêve de voler continue d'exister
C’est au cours d’une réunion ISAL (Instance de la sécurité de l’aviation légère) que j’apprends aujourd’hui qu’il y a eu le troisième mort de l’année en ULM.
Toutes mes pensées vont d’abord vers sa famille et ses proches et aussi notre communauté car nous venons de perdre un compagnon de vol.
A l’occasion de l’Assemblée Générale 2018, j’ai présenté les statistiques d’accidentologie 2017 de notre activité et l’opération REV aux adhérents présents et j’ai eu en face de moi un auditoire attentif et concerné.
Lors de la dernière formation des EPI au BEA, nous avons, à leur demande, visionné le film tourné par le premier pilote décédé de l’année en paramoteur : vol très très basse altitude au-dessus de l’eau, le pilote bricole sa caméra certainement pour recadrer, il perd de l’altitude et finit dans l’eau. La météo est clémente, la machine marche parfaitement, pas le pilote…
Nous sommes au mois de janvier, la Charente est en crue, combinaison de vol, chaussures montantes, température de l’eau, la sentence a été sans appel. Nul doute qu’en plein été, la fin aurait certainement eu une autre issue, la même chose sur terre également.
Soyer assurés que l’on ne sort pas indemne de ce genre de visionnage, qui est très loin de la téléréalité quand on connaît la fin.
Et je réitère à tous le même message. Nous avons besoin de vous :
Pilotes, instructeurs, présidents de clubs pour que ce genre de chose s’arrête. Un analyste d’accident américain ayant beaucoup travaillé sur le sujet disait souvent : je ne sais pas quand le prochain accident va arriver, mais je peux vous dire avec qui.
Et si on regarde objectivement autour de nous, nous connaissons tous des pilotes ayant des comportements à risques.
Oui voler n’est pas sans risque, on est bien d’accord, mais nous les connaissons, notre instructeur nous a appris à les détecter, à les gérer, est-il besoin d’en rajouter avec des attitudes machistes proches de l’invulnérabilité, de la recherche de sensation, ou une surestimation de nos capacités manœuvrières, doublées dans la plupart des cas d’un manque d’entraînement aux situations génératrices d’accidents courants ?
REV se déploie dans les clubs et auprès de nos adhérents isolés, laissons nos egos de côté, sachons nous remettre en question, première qualité d’un aviateur, faisons un REV et le ciel sera plus bleu encore.
Faire la promotion de REV, y participer, c’est contribuer à l’amélioration de la sécurité des vols, mais peut-être aussi éviter demain de perdre un copain, un ami, un frère de vol.
Jean-Christophe Gibert
Responsable Commission Formation

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