Le Centre mécanique fédéral de formation de technique et d'essais (CNFTE) est lié à l'histoire de la Fédération, quasiment depuis le début. Mais derrière l'acronyme et l'institution, il y a un homme, Pierre Pouchès dit "Peyo" qui, au-delà du technicien hors pair avec une expérience unique, est un peu le "chamane" de la mécanique ULM depuis toujours. 

Notre cher Peyo a décidé d'arrêter pour prendre une retraite bien méritée. Le CNFTE, qui est une association indépendante de la Fédération depuis 20 ans, va se dissoudre d'ici la fin de l'année au profit de la Fédération en lui cédant l'ensemble de ses actifs. C'est une chance pour la Fédération car plus que jamais nous avons besoin d'assurer une autonomie de compétence dans l'intérêt de tous les pilotes. La règlementation ULM que nous avons toujours défendue suppose que le pilote propriétaire est responsable de l'entretien de sa machine. Il peut bien sûr avoir recours à des professionnels mais il doit pouvoir assurer l'essentiel de la maintenance sur sa machine. 

La tendance de la mécanique actuelle qui donne toujours plus de place à l'informatique, la concentration commerciale des acteurs, la fin programmée, bien que très floue, des énergies carbonées sont autant de sujets préoccupants qui supposent plus que jamais que la Fédération prenne en charge l'ensemble de ces problématiques avec tous les acteurs et à la place qui est la sienne : servir l'intérêt général dans l'intérêt de tous les pilotes. 

Concrètement, l'essentiel du matériel va être rapatrié dans les locaux de Valenton en attendant de mettre en place une solution pérenne. Dès la fin de l'année, un nouveau cahier des charges de la mécanique fédérale sera mis en place. Que les pilotes soient dès à présent rassurés, tous les professionnels de la mécanique ont pris conscience de la nécessité de préserver notre liberté qui est aussi la garantie de leur développement, et tout sera fait pour donner à chaque pilote un référentiel de formation mécanique de qualité.

 

40 ans de "Peyo" à la FFPLUM

 

  • Il y a quelques années, Peyo (au centre) dans son atelier

  • Peyo avec l'équipe de France (2e accroupi en partant de la droite)

  • Peyo au Tour ULM !

  • Les tutos mécano, tournés avec Thomas Gadaud

  • En février 2021, après les inondations qui ont touchées le sud-ouest

 

 

Sébastien PERROT

Président de la FFPLUM

 


 

Cette  édition du Mondial de l’ULM a gagné en maturité par rapport à la première de l’année passée qui avait déjà atteint ses trois principaux objectifs : 

- Rassembler toute la famille des ULM, en particulier les paramoteurs et cette année quelques ballons, et ne présenter que des ULM ; 

- Montrer la diversité et la créativité des constructeurs, équipementiers français et européens ; 

- Faire du Mondial un rassemblement festif, un lieu de rencontre et d’échanges des pratiques. 

 

Dans le contexte social où l’image de l’aviation est profondément altérée et dans le nouveau cadre règlementaire de l’organisation des spectacles aériens, il est très difficile d’organiser un tel événement. Le moins que l’on puisse dire est que cela en vaut la peine car si l’on veut voler avec des machines performantes, innovantes, sobres énergétiquement  et de surcroît fun, l’ULM s’impose comme la meilleure formule. Encore faut-il le montrer et se rassembler.  

 

Pour la première fois, la présidente du Comité national olympique et sportif français (CNOSF) , Brigitte Henriques, a découvert notre pratique qui ne correspondait pas du tout à l’idée qu’elle se faisait de notre aviation « je n’y connais rien mais cela donne un air de liberté et une envie de voler ». Le mouvement sportif regroupe plus de cent Fédérations sportives et c’est un bel hommage. 

 

Deux autres moments forts ont marqué le MULM, les 40 ans d’Air Création qui était parrain de cette seconde édition et la tenue de l’Assemblée générale de la Fédération Européenne d’ULM (l’EMF). 

 Le E-pixel électrique d’Air Création, les démonstrations poétiques de Samir avec le « Bush » et les 500 mètres de ruban, le dynamisme de toute l’équipe ont apporté une précieuse fraîcheur d’une entreprise qui est typique de ce que l’ULM peut faire en France de mieux : de la performance et de l’artisanat. Le Directeur Général de l’Aviation Civile, Damien Cazé, qui était le précédent parrain, a passé le flambeau avec un soutien et un intérêt pour notre pratique qui sont remarquables et précieux. 

L’Assemblée Générale de l’EMF a réuni pour la première fois plus d’une quinzaine de présidents de fédérations européennes qui ont pu découvrir le dynamisme de l’ULM à la Française mais aussi la chance que nous avons de pouvoir travailler avec la DGAC ou avec le Bureau Enquête Analyse (BEA). Cette Assemblée Générale était surtout l’occasion de faciliter une meilleure compréhension de nos pratiques et d’en faire profiter un maximum de pilotes en Europe, dans le cadre d'une règlementation ULM spécifique. À cette occasion, la DGAC a d’ailleurs simplifié les procédures de venue d’ULM étranger.  

 

On notera également la parfaite coordination de la Direction des vols entre les différentes formes de vols (arrivées en vol, présentations, paramoteurs, ballons…), le dynamisme du village paramoteur en journée, en vol et le soir! Les magnifiques présentations du Collectif France en paramoteur, ainsi que l’équipe de France STOL qui était présente pour la première fois. 

 

La météo a été compliquée et avec prudence, une grande partie des 800 machines inscrites prévues en vol a dû renoncer. La fréquentation a donc été un peu en retrait par rapport à l’année passée (4 800 visiteurs, 5 500 en 2021) mais le budget du MULM est en deçà du prévisionnel grâce notamment aux nombreux exposants et à une excellente tenue des coûts par les organisateurs. Le bilan complet de cette édition (sécurité, organisation, budget) sera bien sûr présenté en Assemblée Générale.  

La seule chose véritablement importante est de remercier du fond du cœur les 70 bénévoles qui ont fait un travail extraordinaire pour que le MULM profite à tous. Une équipe pleine de bonne humeur et de passion ! Merci aux exposants qui nous font confiance, à tous nos partenaires et à nos sportifs. 

Rendez-vous au MULM 2023 pour encore plus de partages et de diversité ! 

Bons vols. 

 

Sébastien PERROT

Président de la FFPLUM

 


 

Pour la première fois, la Fédération avait un stand au salon AERO Friedrichshafen qui s’est tenu fin avril 2022 sur le bord du lac de Constance dans la capitale des Zeppelin. Il a lieu tous les ans, il a été reporté deux fois par la crise du COVID, il  est considéré comme le plus gros salon européen d’aviation générale avec une présence toujours importante d’une aviation légère souvent centrée sur des machines d’Europe centrale et d’Europe de l’Est. Nous étions présents dans le cadre d’un échange avec les organisateurs du salon qui auront un stand sur la prochaine édition du MULM (les 2, 3 et 4 septembre 2022) à Blois. Cet échange a été rendu possible grâce à notre partenaire historique Flying Pages qui est propriétaire de Vol Moteur, Paramoteur + et Flugzeugmagazin.

Cette présence avait d’abord pour but de mieux faire connaître le MULM auprès des exposants et pilotes qui fréquentent le salon AERO et de créer une synergie entre deux événements qui sont complémentaires sans être concurrents. D’ors et déjà, nous aurons de nouveaux exposants sur cette édition et donc des nouveautés. La Fédération était d’ailleurs présente au milieu de constructeurs et d’équipementiers français de renom et nous avons croisé de très nombreux pilotes français.

La seconde raison de notre présence est de promouvoir à l’étranger l’ULM à la française, de faciliter les échanges entre les pilotes européens. Rien de mieux qu’une présence sur le terrain pour dissiper les malentendus. L’EMF était d’ailleurs présente sur notre stand avec Louis Collardeau son président et par ailleurs vice-président de la Fédération. Il est préférable de trouver des actions mobilisatrices et des partenariats que de prendre le risque de s’enfermer dans des polémiques règlementaires.

Et c’est en partie la troisième raison de notre présence : permettre une « veille » au niveau européen sur un salon qui est très proche des principaux acteurs de l’Agence Européenne de la Sécurité Aéronautique. Il faut se montrer et se faire connaître pour préserver notre règlementation qui offre le plus de liberté en Europe !

À cet effet, en présence de nos collègues tchèques, allemands, italiens, belges, anglais, entre autres, Louis Collardeau est intervenu lors d'une conférence qui a permis de faire le point sur les évolutions règlementaires de l'ULM dans les différents pays européens, de leur expliquer les spécificités de notre système déclaratif, responsabilisant et facilitant l'innovation, ce qui fait pas mal d'envieux chez nos voisins.

Bons vols à toutes et à tous et retrouvez-nous sur les très nombreux événements qui jalonnent une saison redevenue presque normale !

 

Sébastien PERROT

Président de la Fédération Française d'ULM

Mai 2022

 


 

La Fédération a fêté avec succès ses quarante ans l’année passée à l’occasion du Mondial de l’ULM qui était 100 % ULM. Nous avons connu trois évolutions de notre réglementation, une en 1981, une en 1998, la dernière évolution date de 2019.

Elle préserve totalement le système déclaratif de l’ULM à mi-chemin de l’aviation et du vol libre. Un système original et reconnu, avec 6 classes de machines. La Fédération a dépassé en 2021 les 16 150 licenciés. La sécurité des vols a une bonne tendance. Les affiliations sont nombreuses. Nous sommes le premier pays en Europe en nombre de machines et de pratiquants. Rien n’empêche de voler à l’étranger avec des équivalences et des procédures bien établies à perfectionner si nécessaires. Malgré ce succès évident, une certaine presse aéronautique (plus lourde qu’ultralégère) s’efforce périodiquement d’imposer une vision de l’ULM à 600 kg dont nous de voulons pas.

Qui ça nous ? La majorité des pilotes ULM, des présidents de structure, des instructeurs, mais aussi des constructeurs et équipementiers français et surtout de nos autorités.  Donc, une bonne fois pour toutes, il serait sain que certains entremetteurs souvent importateurs de machines étrangères pas forcément lourdes mais plutôt chères cessent leur lobbying permanent qui ne repose sur aucune légitimité particulière si ce n’est l’appât du gain.

Non seulement nous ne souhaitons pas complexifier la règlementation par le haut avec des machines plus lourdes mais nous souhaitons la simplifier par le bas avec les machines plus légères monoplace en simplifiant l’homologation. Nous y travaillons avec la DGAC. Nous savons ce que nous avons à perdre à rentrer dans un système unifié de l’ULM en Europe : plus de contraintes sur les pilotes, plus de contraintes sur la maintenance et l’innovation. Nous savons aussi que les contraintes sur l’énergie et l’acceptabilité sociale de l’aviation sont très favorables à l’ULM que nous défendons : du fun accessible, innovant pour tous les goûts dans un cadre raisonné et reconnu. Cela n’empêche pas de se faire plaisir pour ceux qui en ont les moyens, cela n’empêche pas les clubs avions de créer des sections ULM affiliées à la Fédération mais ne faisons pas les malins avec une règlementation hybride qui ne satisfera personne. Il y a de la place pour tout le monde : avion certifié léger et ULM.

L’enjeu du développement des pratiques n’est pas règlementaire. Il est principalement lié aux moyens que nous mettons dans la formation, pour la mécanique, pour les pilotes, pour nos instructeurs en club, pour nos cadres fédéraux et présidents de structures. Il est aussi lié à la défense et à la création de nos terrains ULM. Il est porté par le rayonnement de nos pratiques sportives. Bref apportons tous ensemble, les bonnes solutions au vrai problème avec la légitimité et l’efficacité requises, sans idéologie mais avec pragmatisme.

Sur la première édition du MULM 100 %, vous avez pu voir des machines nouvelles venant de loin. La seconde édition du MULM sera 200 % ULM avec toujours plus de paramoteurs, de machines françaises et étrangères dans toutes les classes pour le plaisir de tous.

Bons vols à toutes et à tous.

 

Sébastien PERROT

Président de la Fédération Française d'ULM

 

Février 2022

 


 

La délégation du théorique ULM est désormais officielle avec un déploiement progressif (voir calendrier…) qui permettra à terme de faire passer le théorique ULM dans une cinquantaine de structures sur le territoire. Quel est l’objectif ? Jusqu’à présent, le passage du théorique, qui est la voix d’entrée dans notre pratique, ne pouvait être passé que dans une dizaine de centres DGAC avec des temps d’attente souvent très longs mais surtout le référentiel de l’examen, dont le programme remonte à 20 ans, était essentiellement constitué de questions venues du monde certifié, filtré de manière artisanale au fil des années, sans véritable transparence sur les attentes et sans communication des erreurs faites à l’examen.

Désormais le nouveau programme de formation a été spécifiquement conçu pour le pilote ULM et les questions (environ 1 400) seront totalement en phase avec notre activité. La multiplication par cinq des centres d’examens va réduire les temps d’attente et permettre une meilleure distribution territoriale en lien avec nos Comités Régionaux. Symboliquement, le siège de la Fédération à Maisons-Alfort sera centre d’examen, ce qui évitera de se rendre à Orly pour le passage de l’examen. L’objectif à terme est d’accompagner ExamULM de nouveaux supports pédagogiques fédéraux (manuel et numérique).

En préservant notre règlementation en 2019 d’une homogénéisation certificatrice européenne qui aurait dissout la spécificité du modèle français de l’ULM, en prenant le leadership de la Fédération Européenne ULM (EMF), en augmentant considérablement les aides à la formation à la sécurité, avec notamment l’opération Remise en Vol (1 400 ReV en 2021), notre mouvement préserve l’équilibre du triptyque règlementation-sécurité-formation qui est la clé de voûte de notre développement. La récente tenue de l’ISAL (Instance de Sécurité de l’Aviation Légère) a confirmé la tendance à la baisse des accidents mortels et graves sur cinq ans. Il s’agit bien sûr de petits nombres et de tendance à confirmer en renforçant encore notre politique de formation et de sécurité sans toucher à notre cadre règlementaire.

Tout cela, ce ne sont pas que des mots mais des actions réalisées et tangibles qui permettent à tous les pilotes d’ULM de voler dans un cadre serein et aux nouveaux passionnés de découvrir une pratique structurée et vivante. C’est le travail de toute une équipe.

Nous devons encore marquer des jalons essentiels, notamment sur la défense des terrains, pour pérenniser encore plus sûrement notre passion dans un contexte qui est particulièrement contraint mais dans lequel l’ULM, plus que jamais, par sa modernité et sa diversité, a toutes ses chances !

Avec l’ensemble du Comité Directeur, je vous souhaite une excellente année, de beaux vols, sereins et pleins de partages.

 

Sébastien PERROT

Président de la FFPLUM

 

ULM Info n°118 - Janvier 2022

 

 

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